Par delà l’usure des mots
J’ai substitué le doute d’un chaton noir aux griffes juvéniles.
Son cœur d’éponge dans ma main frelate mon temps.
Je suis né un jour à Kuala Lumpur, l’instant de rien.
Mort-né pour la forme et l’usure des mots.
Il ne me faut jamais plus qu’un sourire.
Je ne sais pas trop pourquoi.
Mes jours se touchent à la manière des années
S’imposent l’évanescent retour du début et de la fin.
J’ai parfois l’impression de tomber
Sans jamais savoir si de la nuit ou du jour…
Sans savoir sur lequel je pourrai compter.
Et si le filet usé pourra malgré tout compenser
L’inégale violence
Le (doux) mois des morts-vivants
J’ai regardé par la fenêtre, le ciel bleu tiraillait les branches nues pour s’imposer à ma rétine. Le soleil était là, quelque part, hors de mon champ de vision. Le cadre d’une fenêtre nous impose souvent, par sa position, une image redondante de la vie. Il y avait novembre qui s’imposait lui aussi de par ses doigts froids et rachitiques. Ce novembre qui nous étrangle et nous fait perdre le souffle, qui nous écrase très près du sol et nous restreint de lumière.
Des parties de toi étaient disséminées aux quatre coins de l’appartement comme si la nuit avait été un champ de mines. J’ai fait du café, repensé à la position des astres pour m’
La raison pour laquelle je n’ai jamais terminé le Colonel Chabert…
Il naquit quelque part dans une banlieue tranquille. Une banlieue de « je ne sais où », peut-être de Paris, peut-être pas. Il avait lu, dans ses années fertiles, le colonel Chabert de Balzac et n’en avait retiré aucun plaisir. Il aimait pourtant les mots et disait que ça ne pouvait être aussi pire que ce qu’on lui avait raconté. C’est à partir de ce moment qu’il se mit à faire confiance aux gens. Le Colonel Chabert l’avait profondément ennuyé et il ne se cachait pas pour le crier sur les toits. Sa mère, n’en pouvant plus de l’entendre pester contre ce livre le mit dans un pensionnat quelque part en Amérique du Sud, au Chili ou en Argentine. Pend
Les nuits effritées
Déporte-moi sur l‘archipel que creuse ton souffle irrégulier dans l’invisible contrée de tes soupirs. Je ne veux pas vieillir tout de suite, demain peut-être un peu. J’écrirai des phrases complètes d’homme sage, mais avant je veux m’enivrer de petits éclats d’exaltation. Je désire charpenter les nuages, me tremper dans le pourpre bleu du ciel à l’aurore au moment de la marée quand le cosmos recrache tranquillement, un à un, ses corps célestes. Ta nef s’élève, vogue comme la dernière rescapée de l’univers. Tes seins m’électrocutent, tes mains me déchargent, ton regard me déleste du doute d’exister.
Je m’attarde toujours au pourt
Évacuation
Vous pouvez retirer le périphérique en toute impunité. Faire tatouer sur votre corps des schémas concernant vos solutions contre la crise économique. Vous pouvez googler le nom de votre seul ennemi d’enfance pour voir la photo de ses flots sur Facebook et sa femme qui était votre petite amie dans le temps du secondaire. Vous pouvez lui écrire une fausse lettre d’amour avec des mots usés, réutilisés avec des lettres découpées dans une circulaire de Canadian Tire ou du IKEA. Vous pouvez danser sur la toune de Black Eyed Peas(LA toune) les yeux fermés en vous disant que la terre entière c’est une grosse poire. « La terre entière c’est une grosse poire ».
- Ré pon nou
poésie, poésie, poésie
- Amanda Meyre
Littérature, Livres, Théâtre
- Âmes d'Atala
littérature, décadence, anarchie
- Pétales de Vent
Poésie, écrivain, public
- Actualité culturelle malgache
littérature, malgache, Madagascar
Questions? contact: networkedblogs@ninua.com
Copyright (C) 2008, Ninua, Inc.